Unité paysagère

La Haute-montagne du Luchonnais

Au cœur des Pyrénées centrales, au sud du département et visibles depuis la majeure partie de celui-ci, les Pyrénées expriment dans le Luchonnais caractère et intensité, dans ce territoire où la moyenne montagne devient haute-montagne, trouvant l’aboutissement du système de reliefs naissant au niveau du piémont commingeois.

identité paysagère

Les éléments de paysages

qui construisent l'identité paysagère de l'unité

  • Structure paysagère
  • Éléments paysagers
  • Motifs paysagers

La Haute-montagne du Luchonnais est délimitée par ses reliefs, frontières visuelles et administratives et points de repère dans le paysage

  • au sud et à l’est les lignes de crête de la frontière espagnole constituées de certains des plus hauts sommets pyrénéens, comme le Pic Perdiguère (3 222 m) ;
  • à l’ouest la ligne de crête formant limite avec le département des Hautes-Pyrénées ;
  • au nord la vallée de Luchon et ses reliefs de plus en plus bas à l’approche de Bagnères-de-Luchon, limite de l’unité paysagère.

L’unité s’organise en un système de vallées déterminant des modes d’occupation distincts.

Les vallées arrondies, assez larges, où le regard est cadré mais où les vues sont lointaines et se prolongent vers des crêtes éloignées, vers le fond de la vallée ou vers le versant opposé.

Ces vallées ne sont pas suffisamment larges pour permettre l’implantation de grandes cultures ou de villes, mais autorisent les axes routiers structurants, les prairies de fauche et les villages de taille modeste.

Les espaces prairiaux sont les plus représentés et les boisements se concentrent d’abord sur les versants nord ou sur les zones les plus élevées.

Les vallées escarpées, plus étroites, où le regard est cadré par les lignes de crêtes proches. Les vues se raccourcissent par la présence de boisements, jusqu’aux étages alpins où les estives prennent alors le dessus.

À cela s’ajoute la chaîne de sommets de l’étage nival au sud, où les rochers et glaciers prédominent et où les seuls végétaux parvenus à survivre à des conditions extrêmes sont les mousses et lichens.

Les paysages de la Haute Montagne du Luchonnais se caractérisent par des fonds de vallées occupés de prairie de fauche ou boisés, supports des principaux axes de déplacement, un réseau hydrographique dense et diversifié, des villages groupés en vallée ou sur les versants sud, des versants boisés sous les estives, des estives et stations de ski à l’étage alpin, des zones rocheuses nues sur les hauts reliefs, des milieux nivaux sur les hauts versants nord.

C’est principalement à partir de la topographie et de l’exposition que se dessine l’occupation du sol en haute montagne. Dans les vallées où s’écoulent les cours d’eau formant la colonne vertébrale du Luchonnais, support des axes de communication, des infrastructures énergétiques et parfois des villages.

Les villages se sont surtout développés dans les vallées larges de Larboust, d’Oueil et de l’One. L’habitat s’est construit en vallée, profitant des axes de communication et en léger retrait des cours d’eau pour se prémunir des inondations, ou sur les soulanes bénéficiant de l’exposition sud. Les espaces agricoles nécessitant des activités mécaniques, telles que les prairies fauchées, occupent également les fonds de vallées, suivant la trame hydrographique en topographie plus plane.

Sur les surfaces non exploitées, se sont développées les forêts de feuillus aux altitudes les plus basses, mixtes ensuite et enfin de résineux. Ces boisements sont présents dans les vallées de la Pique, du Lys et du vallon de Burbe, et sur les ombrées des vallées d’Oueil et de Larboust, jusqu’à l’étage alpin où les arbres peinent à se développer, dès 1 800 m environ. À cet étage, le substrat est suffisant pour un couvert prairial permettant le pâturage, entretenant ces paysages pastoraux typiques de la haute montagne. Au-delà de 2 400 m, ne survivent que mousses et lichens sur les rochers et les glaciers des sommets. Les lacs d’altitudes y sont nombreux, d’où s’échappent des torrents tumultueux saisonniers ou des filets d’eau calme.

Bloc Diag - HML
Les prairies fauchées en fond de vallée
Forêts de hêtres et de résineux en altitude intermédiaire
Un étage alpin occupé par les estives
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Motifs paysagers - HML
Estives à l’étage alpin, au-dessus des forêts, pâturées de juin à octobre
Villages de très petite taille, au bâti resserré, et établis en fond de vallée sur les surfaces les plus planes, ou sur les soulanes, exposés au sud
Les crêtes et pics rocheux en fond
Prairies pâturées à la mi-saison, entre les boisements de feuillus et/ou résineux des altitudes intermédiaires
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CE QUI FAIT PAYSAGE - LE SOCLE SUPPORT

Sols, relief, eau & végétation​

Identification des caractères physiques de l'unité

  • Géologie
  • Géomorphologie
  • Hydrographie
  • éléments de nature

Le socle géologique est particulièrement lisible dans la Haute Montagne du Luchonnais et notamment dans les zones rocheuses constituées de pics, de falaises abruptes, de lacs glaciaires…

Il se traduit aussi par les constructions traditionnelles en grès et schiste, qui utilisent les ressources du sous-sol.

Situé au sud du département et s’étendant sur une bonne partie des Hautes-Pyrénées, le massif du Lis-Caillauas constitue un ensemble granitique marqué par une morphologie glaciaire aux indéniables conséquences sur le paysage :

  • présence de cirques (Cirque des Crabioules, Cirque de la Glère…), d’auges et lacs glaciaires qui forment des modelés de faible pente.

Ce secteur est dominé par les sommets de la crête constituant la frontière naturelle avec l’Espagne.

Les granitoïdes du Lis-Caillauas sont organisés en une structure de feuillets granitiques, au sein desquels sont incluses des enclaves schisto-gneissiques, conglomératiques et calcaires disposées en strates, se traduisant visuellement par des roches zébrées de teintes distinctes, rouilles ou claires notamment.

Le reste de l’unité correspond aux hautes vallées comme le massif du Lis-Caillauas, recouvertes de formations superficielles de différents types :

  • Les dépôts glaciaires de type moraine, formations bien représentées dans les fonds de vallées de Larboust et d’Oueil, et tapissant les pentes au-dessus de Benqué-dessus. On retrouve également des accumulations morainiques en arcs et cordons emboités en partie haute des auges et dans le fond des cirques. Les blocs erratiques déplacés par les glaciers sont abondants sur les versants ouest.
  • Les formations de pentes, constituées d’éboulis et de cônes d’avalanches couvrant de larges surfaces comme dans la vallée du Lys, de colluvions provenant de glissements de terrain et de solifluxion et recouvrant parfois les dépôts glaciaires (vallée d’Oueil).
  • Les formations fluviatiles et fluviolacustres, qui regroupent les cônes de déjection et les alluvions.
  • Les formations d’altération, qui concernent de vastes zones entre 1 200 et 1 800m d’altitude, où se développent les prairies pâturées et où il existe peu d’affleurements rocheux. Lorsqu’elles apparaissent du fait d’une érosion locale il s’agit de schistes et de roches schisto-quartzeuses.

Le relief et dans une moindre mesure l’exposition, sont à l’origine des paysages de haute montagne et de la répartition de ses différents milieux.

La pente, l’altitude, la proximité du socle rocheux ou la présence d’une couche de terre conséquente, l’exposition… sont autant de paramètres dont l’influence se répercute de manière visible sur l’occupation du sol.

On distingue parmi les massifs du Luchonnais :

  • Le massif granitique du Lis-Caillauas au sud, dont les crêtes dentelées et les hautes parois dominent les pierriers. C’est là que les plus hautes altitudes sont atteintes (Pic Perdiguère à 3 222 m), on y trouve d’ailleurs des névés et des glaciers, en régression du fait du changement climatique. Ce massif constitue une muraille ouest-est formant la frontière avec l’Espagne. La crête frontalière s’abaisse progressivement vers l’est (Port de Vénasque à 2 448 m) avant de courir en direction sud-nord entre la vallée de la Pique et de la Garonne.
  • Les hautes vallées de la Pique, de l’One, du Larboust et d’Oueil, cernées de leurs reliefs, dont les plus hauts sommets gravitent autour des 2 000 m. Ces hautes vallées sud-nord pour la Pique et l’One, et ouest-est pour l’Oueil et le Larboust, ont été modelées par l’érosion glaciaire.

La succession des différents milieux est identique sur toute l’unité paysagère, les milieux nivaux étant simplement absents des massifs moins élevés.

La répartition du sommet vers la vallée est la suivante : milieux nivaux, minéraux, estives, boisements de résineux, mixtes puis de feuillus, prairies de fauche.

Cette répartition est également dépendante de l’exposition, sur les versants exposés au sud (soulanes) les estives occupent plus d’espace car elles descendent plus bas, que sur les versants exposés au nord (ombrées).

De même les villages se sont implantés sur les soulanes ou en fond de vallée, délaissant l’ombrée et ses conditions météorologiques moins favorables.

La différence d’occupation des versants est également due à la dissymétrie des massifs. Les parois nord sont massives et de très forte pente, quand les versants sud sont inclinés modérément.

La Haute Montagne du Luchonnais est parcourue par quatre vallées où s’écoulent quatre principaux cours d’eau, récoltant les eaux de multiples rus affluents.

Ces cours d’eau prennent leur source dans l’unité et se jettent dans la Pique, affluent de la Garonne.

De régime pluvio-nival, c’est-à-dire alimenté par les eaux de pluie et la fonte de la neige, les cours d’eau de la Haute montagne du Luchonnais présentent une variation saisonnière de leur débit, celui-ci étant bien plus conséquent en mai et juin.

Le niveau des eaux est alors plus haut, à l’origine de paysages différents autant visuellement que d’un point de vue sonore.

Le bruit constitue d’ailleurs une donnée essentielle dans l’appréhension du réseau hydrographique de ce territoire, les cours d’eau s’entendant bien souvent avant de se dévoiler aux regards.

On distingue trois typologies de cours d’eau, en fonction de leur débit et de la largeur de leur lit :

  • le torrent : caractérisé par sa forte pente, il est typique des paysages de haute montagne.

Sa profondeur, faible la plupart du temps, laisse voir par endroit les rochers qui constituent son lit et ses berges, colonisées par une végétation de ripisylve ou simplement par l’herbe des prairies d’altitude.

  • le ruisseau : d’une largeur plus faible (1 à 2m environ), le ruisseau se caractérise par un profil encaissé, plus ou moins profond selon son écoulement, et bordé ou non d’une ripisylve plus ou moins large selon son altitude ou son contexte d’insertion.

Lors de leur passage dans les villages, ces petits ruisseaux sont le plus souvent difficilement perceptibles voire indétectables.

  • la rivière : d’une largeur variable de 5 à 20m environ, la rivière s’écoule en fond de vallée et est bordée d’une ripisylve qui suit son cours sinueux.

Elle peut également se situer au contact direct des villages, comme à Oô, et dans ce cas être aménagée, que ce soit par des murs de soutènement remplaçant les berges, ou par des ouvrages de digues.

Les hautes vallées glaciaires du Luchonnais sont dominées par les milieux nivaux (combes à neige, névés et glaciers permanents) et les milieux minéraux (rochers, falaises, barres rocheuses et éboulis).

Aux altitudes inférieures, on retrouve les milieux ouverts d’estives (pelouses alpines et subalpines, landes alpines et boréales) puis les milieux boisés de l’étage montagnard : pins à crochets, sapinières et hêtraies-sapinières.

Cette amplitude d’altitude associée à une large variabilité géologique (formations métamorphiques, magmatiques et sédimentaires) et à une multitude d’expositions sont la source de la très grande diversité écologique de cette unité.

À cela, s’ajoutent les habitats humides avec de nombreux lacs entre 1 500 et 2 600 m d’altitude (lac Vert, lac Célinda, lac de la Montagnette, lac Boums du Port, …) et des milieux humides (mouillères, bas-marais, tourbières).

Le réseau hydrographique, constitué d’un grand nombre de sources, de ruisselets et de torrents, est conséquent et s’écoule dans les hautes vallées d’Oô et de la Pique.

Enfin, l’activité pastorale offre un élevage extensif qui permet de maintenir les espaces ouverts dans les vallées avec des formations à enjeux spécifiques (les prairies naturelles).

La grande diversité de ces conditions écologiques induit une grande richesse des habitats naturels, de la flore et de la faune.

Ce territoire des Pyrénées centrales offre ainsi un fort taux d’endémisme et abrite de nombreuses espèces en limite d’aire de répartition, qui forment même, pour certaines d’entre elles, des populations totalement isolées et déconnectées de celles connues ailleurs dans la région, en France ou même en Europe.

On notera toutefois dans ce secteur la présence importante des espèces végétales exotiques envahissantes qui marquent les paysages, notamment sur les bords de routes et le long des cours d’eau (Renoué du Japon, Balsamine de l’Himalaya, Buddleia de David, Robinier faux-acacia, Ailante…).

CE QUI FAIT PAYSAGE - LES ACTIONS DE L'HOMME

Activités économiques, infrastructures, bâti & architecture ​

Qualification des marqueurs d'anthropisation du territoire

  • Pratiques et Usages
  • Infrastructures
  • Formes urbaines
  • Caractères architecturaux
  • Patrimoine

L’agriculture

Le paysage montagnard pyrénéen, fondé sur le système d’exploitation agro-pastoral s’exprime notamment sur la Haute Montagne du Luchonnais.

Ce mode de production animale ancestral repose sur la transhumance de proximité entre l’exploitation agricole située en fond de vallée, où s’effectue la fenaison visant à nourrir les bêtes pendant l’hiver, et les pâturages d’été implantés à l’étage supra-forestier (estives) utilisés de juin à octobre. L’étage de transition se trouve pâturé aux intersaisons.

Cette activité agricole, certes sur le déclin, a un fort impact sur les paysages, par la répartition de milieux ouverts ou fermés selon les altitudes. Les éleveurs entretiennent les prairies d’altitude sur les parties les plus élevées, entretenant et façonnant les paysages de haute montagne.

L’activité principale en termes d’occupation du sol étant l’élevage, l’incidence sur les paysages des constructions liées à l’agriculture est limitée. Les seuls bâtiments sont les cabanes et abris pastoraux, dispersés dans les estives, qui font partie intégrante des paysages de pâturage, et les quelques hangars agricoles. Ceux-ci sont implantés en limite des villages et sont relativement bien intégrés dans le paysage, par l’emploi de teintes et/ou de matériaux traditionnels.

L’habitat

Le bâti agricole étant limité, la typologie bâtie la plus représentée au sein de l’unité paysagère concerne l’habitat, concentré dans les villages implantés en fond de vallée ou sur les soulanes.

Le tourisme

De multiples activités de plein air peuvent se pratiquer au cœur de l’unité paysagère (pêche, canyoning, spéléologie, escalade, alpinisme, ski de piste, ski de randonnée, vélo de descente, trail, randonnée…), mais toutes n’ont pas le même impact dans les perceptions paysagères.

Si la plupart ne nécessitent pas d’équipements spécifiques, c’est en termes de fréquentation qu’elles impactent le paysage. En période estivale, les véhicules occupent les bas-côtés des routes et le moindre élargissement de l’accotement.

En revanche, les stations de ski ne sont pas neutres dans les perceptions. En plus des remontées mécaniques, visibles été comme hiver, sont implantés les bâtiments d’accueil d’une clientèle nombreuse.

Ces ensembles bâtis ne correspondent pas aux codes des modes d’habiter traditionnels, à savoir le village groupé aux constructions à un étage, implanté en fond de vallée.

Bien que les matériaux utilisés puissent dans certains cas être locaux, ces imposantes constructions sont prégnantes dans les perceptions et sont finalement plus visibles que les remontées mécaniques elles-mêmes.

La petite station familiale de Bourg-d’Oueil, qui s’est développée à partir du village n’a quant à elle pas eu la nécessité de construire des bâtiments d’accueil ex-nihilo, ce qui permet de fait une meilleure intégration.

Croquis US - HML
Occupation urbaine
Les estives séparées des prairies de fauche par les boisements, en vallée d’Oueil
Les estives séparées des prairies de fauche par les boisements, en vallée d’Oueil
Le village groupé en fond de vallée
Le village regroupé sur la soulane
Hangar agricole et prairie de fauche en fond de vallée
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Les routes et voies de desserte

La topographie de montagne associée à la faible densité de population contribue au faible maillage routier de la Haute Montagne du Luchonnais.

Les voies routières, en général peu larges, se rejoignent au niveau de Bagnères-de-Luchon, ville principale du secteur et desservant l’ensemble des vallées alentours.

Les axes principaux sont implantés en fond des vallées ou vallons et se positionnent donc dans les dépressions présentes entre les reliefs, ou tout au moins en bas de versant pour être épargnés des crues.

Dans ce dernier cas, l’infrastructure est, selon le point de vue, quasiment indétectable du fait des effets de perspective.

Un réseau secondaire, aux voiries plus étroites encore s’y connecte et part à l’assaut des reliefs par des tracés en lacets, afin de desservir les hameaux ou les stations de ski.

Quatre axes principaux

  • au nord de l’unité paysagère, et la traversant d’est en ouest, la D618 mène aux Hautes-Pyrénées via le col de Peyresourde.
  • se dirigeant vers l’extrémité nord-ouest de l’unité, la D51 communique vers les Hautes-Pyrénées, en empruntant la vallée d’Oueil.
  • la D125 qui se transforme rapidement en D46, dont le tracé en lacets dessert la station de Superbagnères.
    à l’est de l’unité, la D618a qui se connecte au réseau viaire espagnol au niveau du Col du Portillon.

Outre leur fonction de transit et de desserte, ces voies constituent des outils de découverte du paysage, permettant de profiter de panoramas époustouflants, alternant avec des vues plus fermées au gré des passages au sein des boisements.

Les infrastructures hydro-électriques

Autre infrastructure linéaire, les conduites forcées menant aux centrales hydro-électriques, bien que ponctuelles au regard de la superficie de l’unité, sont prégnantes dans les perceptions du fait de la saignée rectiligne qu’elles occasionnent dans les boisements.

Trois centrales hydro-électriques sont présentes et deux autres sont situées à la limite de l’unité paysagère mais leurs infrastructures maillent malgré tout la Haute Montagne du Luchonnais.

Liés à ces infrastructures, les barrages présents sur les lacs du Portillon, d’Oô, de Charles et Bleu font désormais partie intégrante du paysage.

Ces imposants murs de soutènement retenant les eaux apparaissent dans les perceptions dès lors que l’on s’écarte des routes et chemins carrossables, et que la végétation disparait au profit de zones rocheuses.

Les perspectives sont alors plus profondes et peuvent laisser apparaitre ces ouvrages massifs, qui restent ainsi cachés depuis les villages ou les axes principaux.

C’est donc tout un cortège d’infrastructures techniques (conduites forcées, galeries, stations de pompage, pylônes, téléphériques…) qui accompagne la production de cette forme d’énergie, et qui dissémine çà et là des indices plus ou moins marquants de leur présence.

La Haute Montagne du Luchonnais est une unité paysagère caractérisée par sa faible urbanisation, inhérente à ce milieu de haute montagne plus propice à l’élevage extensif et aux espaces naturels, qu’à l’extension de zones habitées.

L’implantation des villages, tous de taille modeste, est directement dépendante du relief et de l’exposition. Ils se sont  développés en fond de vallée, profitant des espaces les plus plats ou bien sur les soulanes, c’est-à-dire les versants exposés au sud.

Le bâti est très resserré, les rues également, de manière à constituer un noyau bâti le plus compact possible, sans empiéter sur les espaces agricoles.

Dans le cas des villages en soulane, les maisons sont quasiment toutes implantées parallèlement aux courbes de niveau, présentant leur façade principale au sud, et les granges dans le sens de la pente. Cela est moins le cas pour les villages de fond de vallée, où il y a un peu plus de variation.

Malgré cette orientation des façades maximisant la captation des rayons solaires, et leur teinte relativement claire, ces villages se fondent dans le paysage, constituant des éléments de repère discrets dans les larges panoramas.

Le bâti isolé est beaucoup plus rare et se limite aux granges foraines et aux diverses cabanes et refuges de bergers, situés entre les estives et les villages.

Enfin, les stations de ski se sont implantées sur les hauteurs, à distance des villages auxquels elles appartiennent. Elles sont construites soit à mi-hauteur entre le village traditionnel et les sommets, comme pour Peyragudes, soit sur un replat au sommet comme Superbagnères.

Les bâtiments imposent dans le paysage leurs dimensions bien plus grandes que celles des maisons traditionnelles.

Une exception à cette organisation est la station de Bourg-d’Oueil qui s’est installée dans la continuité du village existant, en surplomb de celui-ci sur l’ombrée (versant nord).

C’est tout naturellement que l’homme, pour s’installer dans ces contrées, a utilisé les ressources du sol : schiste et grès.

La pierre des murs souvent laissée apparente peut se couvrir d’un enduit fait à base de sable de rivière. Volets, balustrades… utilisent le bois.

Ces matériaux reflètent l’identité de ce territoire et assurent l’intégration des différents ensembles bâtis au sein de ces paysages de haute montagne.

La maison de montagne

La maison de montagne traditionnelle se compose de deux ensembles bâtis disposés à angle droit, l’un pour l’habitation et l’autre servant de grange, et délimitant une cour.

La maison se compose d’un volume rectangulaire à un étage, construit en pierres et généralement enduit dans des teintes claires.

La façade principale est orientée au sud de manière à profiter au maximum des rayons du soleil.

La grange est également constituée d’un volume simple, parallélépipèdique. Elle n’est généralement pas enduite et le pignon en bois, ou du moins dans sa partie haute.

Les toitures sont toutes en ardoise, et à deux pans, très pentues de manière à améliorer l’écoulement de l’eau ou de la neige.

Ces toitures sont dites à pureau dégressif, c’est-à-dire que les ardoises utilisées sont de tailles variées, la partie visible étant de plus en plus faible à mesure que l’on s’élève, apportant une hétérogénéité et un caractère authentique à l’intégralité de l’ensemble bâti.

Les maisons rurales à pignon à redent

De nombreuses maisons rurales comportent des pignons à redent.

Ces pignons, qui prennent la forme de marches d’escaliers couvertes de dalles de schiste, permettaient d’accéder au faîtage pour faciliter son remplacement, ce dernier étant à l’origine en chaume.

Ils permettaient aussi de protéger les rives des couvertures. Certains de ces pignons ont donc perduré malgré le remplacement des toitures de chaumes par des toitures en ardoises.

Le bâti récent

Ces terres de montagne subissent le recul de l’activité agricole et certaines habitations sont par conséquent abandonnées.

Les granges se transforment en habitation ou en garage quand elles ne disparaissent pas.

La maison de montagne contemporaine perd alors son second volume et se retrouve imbriquée dans un système de maisons resserrées.

En couverture de certains bâtiments agricoles, l’ardoise traditionnelle est remplacée par un matériau contemporain de couleur voisine à celle de l’ardoise, souvent en tôle. C’est ainsi que leur intégration dans le site est respectée.

Les maisons les plus récentes, ou celles qui ont été rénovées, sont généralement en pierres apparentes et disposent d’une toiture en ardoise.

Elles s’intègrent ainsi avec succès dans leur environnement et dans les perceptions lointaines.

Les édifices religieux

Les églises de la Haute Montagne du Luchonnais sont toutes construites dans le style dit de premier art roman méridional, particulièrement sobre et dépouillé, mais présentent malgré tout différentes typologies de clocher : quadrangulaire de style lombard (le plus représenté) et le clocher-mur.

Construites à l’aide des ressources locales, schiste et grès, selon un appareillage plus ou moins régulier, crépies pour certaines, ces églises sont le plus souvent implantées sur la partie la plus haute du village et/ou en rive de celui-ci, si bien que la silhouette reconnaissable de la nef et du clocher émerge aisément du tissu bâti et permet de distinguer les villages de loin.

 

LES TOURS à signaux

Caractéristiques des vallées Pyrénéennes, notamment non loin de la frontière espagnole où il était nécessaire de se protéger des invasions, les tours à signaux dont une grande partie a été détruite au fil des siècles, sont relativement nombreuses dans le Luchonnais.

Elles sont pour une partie d’entre-elles à l’état de vestiges et constituent des témoignages du riche passé du Luchonnais, sans pour autant qu’on puisse les considérer comme des points de repère, du moins à une large échelle.

En effet, ces tours peuvent être situées en fond de vallée, masquées par les boisements, et toujours isolées des villages.

Ce patrimoine bâti pourrait faire l’objet d’une valorisation dans le cadre des sentiers de randonnées.

Les protections

Les édifices classés concernent principalement les églises ou les éléments religieux (croix, chapelle).

Deux des trois tours à signaux du secteur sont également classées, de même que le Château de Saint-Paul d’Oueil, ou les monuments mégalithiques.

Étant donné la taille réduite des villages et leur caractère regroupé, la quasi-totalité de leur superficie est intégrée au périmètre de 500 m aux abords des monuments historiques, assurant s’il en était besoin la préservation de leur patrimoine bâti.

La Haute Montagne du Luchonnais bénéficie également d’une grande diversité de sites classés ou inscrits, dans l’objectif de protéger autant  les bâtiments traditionnels comme des églises, que des éléments de patrimoine paysager (Ormes) ou géologiques (blocs erratiques, moraines), des modes de vie pastoraux (Pâturages du plateau de Superbagnères), ou des espaces naturels (lacs, ruisseaux, pâturages du plateau de Superbagnères) et des panoramas (panorama du Kiosque).

Une importante superficie de l’unité est ainsi concernée par ces périmètres.

LES PAYSAGES VÉCUS

Caractérisation des représentations sociales

& des systèmes de valeur associés par les populations à un paysage

Les perceptions sur les paysages ont été recueillies auprès des habitants du département à l’occasion d’une enquête en ligne spécifique.

La synthèse présentée ci-après évoque des lieux et paysages hors de l’unité paysagère, mais cités par ses habitants. Le paysage vécu englobe bien souvent les paysages limitrophes. Les perceptions recueillies auprès des habitants des territoires du département ne peuvent donc être traduites avec la même sectorisation que celle des unités paysagères.

Parcourir la Haute Montagne du Luchonnais, c’est avant tout aller à la rencontre d’une sensation de tranquillité, de paix. La présence de l’homme est peu visible. Des abris, des pâtures, des randonneurs…

« J’aime ces grands espaces sauvages propices à l’évasion » (Habitant, Avignonet-Lauragais).
La montagne garde « un caractère sauvage encore préservé » (Habitant, l’Isle-en-Dodon).

On y apprécie la nature, la faune, les lacs et les reliefs.

Un lieu incontournable

« Le lac d’Uls et une faune variée et qui embellit les paysages conservés et authentiques. »

Cet habitant de la commune de Melles décrit la vallée d’Uls ainsi :

« Superbe paysage autant minéral que végétal. »

Les impacts paysagers des stations de ski ou bien des lignes électriques peuvent être relevés comme éléments qui dégradent les paysages de haute montagne.

La portée de la haute montagne influe bien au-delà d’une fréquentation régulière de ses lieux. Les Hauts-Garonnais aiment les Pyrénées. Elles font partie de leur paysage, l’impact visuel est fort.

À propos de la planche Ambiance paysagère Montagne proposée lors de l’enquête sur les paysages :

« Je vis en centre-ville de Toulouse, donc ces images ne sont pas semblables à mon cadre de vie. En revanche, ces paysages font partie de ma vie, essentiel à mon équilibre, endroits où je me rends dès que possible grâce à leur proximité, essentiels pour me ressourcer » (Habitante, Toulouse).
Dynamiques paysagères

Transformations des paysages

marqueurs d'évolution & identification

  • Facteurs d'évolution
  • Transformations identifiées
  • Dynamiques paysagères
  • Enjeux & cibles d'action

L’analyse diachronique permet de révéler les évolutions d’un territoire.

La carte d’état-major (1820-1866) montre une vallée du Larboust habitée, avec la succession de plusieurs villages de taille similaire.

L’occupation humaine dans cette vallée est très ancienne, comme en témoignent les mégalithiques (cromlech, alignement…) dont l’origine remonte à plusieurs milliers d’années avant JC. Les villages se sont implantés dans les fonds de vallées ou en bas de versant sud, et l’implantation actuelle n’a que peu évolué, y compris en termes de surface bâtie. Par ailleurs, la Haute Montagne du Luchonnais est apparue comme un territoire stratégique pour le contrôle de la frontière, de nombreuses tours de guet étant notamment édifiées entre le X et le XIIe siècle.

La vallée du Larboust est encore aujourd’hui la plus peuplée, tout comme la partie sud de l’unité paysagère reste peu habitée. De vastes étendues ne portent ainsi pas de traces directes de l’Homme, donnant des paysages qui paraissent hors du temps.

Les évolutions majeures ont principalement trait à la vocation économique, d’abord agricole, elle a ensuite évolué vers le tourisme. Prémices de l’attractivité touristique de ce territoire, le pyrénéisme impose la montagne comme une destination de choix. Le Grand Quayrat (3 060 m) est gravi en 1789 et les nombreux autres sommets à plus de 3000m attirent les pyrénéistes du XIXe et du XXe siècle.

Le tourisme thermal, lié à Bagnères-de-Luchon, renforce l’attrait du Luchonnais qui devient un site majeur pour la pratique des sports de montagne naissants. Cela se poursuit jusqu’à l’apparition des premiers sports d’hiver et la création de la station de Superbagnères en 1894. Leur démocratisation amènera à l’extension des domaines skiables, la création de deux autres stations, et la création d’infrastructures améliorant l’accessibilité de ces zones.

Les atouts

  • Des paysages remarquables, un patrimoine historique et naturel de qualité, protégés par de nombreux périmètres.
  • Un mode de production agricole ancestral (pastoralisme).
  • Une production hydroélectrique importante.

Les fragilités

  • Une forte sensibilité aux conséquences du réchauffement climatique.
  • Exposition aux risques majeurs : risque sismique moyen, présence de Sites habités Sensibles aux Avalanches, potentialité forte sur certains secteurs d’éboulements ou glissements de terrain, rupture de barrages.

Les politiques d’aménagement et de gestion

Il y a dans la préservation des sites et des paysages des mesures de protection et de gestion. Les protections (site classé, monument historique…) reconnaissent la valeur patrimoniale d’un site, d’un bâtiment et prennent les dispositions pour leur conservation. D’autres espaces sont soumis à réglementation, notamment au sein du réseau Natura 2000. Les projets d’aménagements concernés par ces périmètres font l’objet de dispositions réglementaires spécifiques. Plus largement, en regard des évolutions identifiées, l’atlas formalise les objectifs de préservation et de valorisation de tous les paysages.

La carte ci-contre est très explicite quant à la capacité de protection des paysages de la Haute Montagne du Luchonnais.

Les différents périmètres qui se complètent et se superposent parfois, couvrent quasiment intégralement les deux vallées les plus habitées (Oueil, Larboust).

Ils sont garants de la préservation de ces paysages remarquables.

Le graphique exprime les dynamiques paysagères et urbaines de l’unité paysagère, entre 1950 et aujourd’hui.

Il rend compte d’une manière synthétique des évolutions ayant un impact sur les paysages de l’unité paysagère.

Le gradient attribué à chaque item est le fruit d’une analyse quantitative, issue d’observations de terrain, d’analyse de données et d’étude de cartographies.

Les dynamiques paysagères entre 1950 et 2021

Les paysages remarquables et patrimoniaux font de la Haute Montagne du Luchonnais le poumon vert de la Haute-Garonne, où nombre de ses habitants aiment à se ressourcer. Cette qualité des paysages, pour ceux qui ne les pratiquent pas au quotidien, ferait presque oublier qu’ils évoluent aussi.

Les dynamiques sont malgré tout différentes des autres secteurs du département, et propres aux territoires de montagne. Les facteurs d’évolution urbaine sont ainsi peu significatifs, et même si l’on note dans certaines communes de nouvelles installations, elles se traduisent plutôt par la restauration de bâti ancien, sans impact sur les paysages. Le point d’attention consiste plus à la préservation de de patrimoine bâti, qui sans entretien, risquerait de disparaitre.

Les dynamiques agricoles et des milieux sont ici plus qu’ailleurs liées, les estives et prairies pâturées faisant partie intégrante des espaces de nature, par la riche biodiversité qu’elles abritent. Par exemple, les étages intermédiaires se couvrent de forêt du fait d’un abandon de la coupe des prairies pour le fourrage d’hiver. Le maillage bocager se trouve alors absorbé dans ce couvert forestier.

Quant aux dynamiques économiques, elles concernent avant tout le secteur touristique, qui fait vivre ce territoire tout au long de l’année. Si la période hivernale induit traditionnellement un fort afflux touristique, la période estivale séduit de plus en plus. Les activités proposées se diversifient et le seront de plus en plus, pour palier au déficit d’enneigement.

Ainsi, les évolutions des paysages de la Haute Montagne du Luchonnais se traduisent principalement par :

  • Des aménagements liés à l’attractivité touristique (stations de ski, logements, lieux de restauration associés…) et à la sur-fréquentation qu’elle engendre, parfois loin des capacités d’accueil (stationnements…).
  • L’enfrichement des prairies de pâture intermédiaires et la réduction du maillage bocager.

Dynamiques urbaines

La démographie à la baisse depuis la fin du XIXe siècle n’a pas induit comme sur d’autres secteurs du département l’apparition d’extensions urbaines.

Les formes traditionnelles d’habitat, village groupé en fond de vallée ou sur les soulanes, furent ainsi préservées.

Si on observe ces dernières années une démographie positive sur certaines communes (Portet-de-Luchon, Poubeau…), cela concerne malgré tout un faible nombre de nouveaux arrivants.

Évolution des formes urbaines et caractères architecturaux

  • Rénovation et restauration du patrimoine bâti : appareillage et toiture plus réguliers, mais toujours conformes à l’identité locale.
  • Transformation de certaines granges devenues inutiles en garage ou habitations.
  • Abandon de certaines granges.

Dynamiques des milieux NATURELS

Dans ce territoire de haute montagne, les milieux naturels représentent la majorité de l’unité paysagère, et les évolutions qu’ils portent influencent grandement la perception des paysages.

Parmi ces évolutions, l’enfrichement des milieux intermédiaires est prépondérante, par la fermeture des paysages qu’il implique. La sensibilité des espaces naturels au changement climatique constitue également un facteur essentiel, qui induira vraisemblablement des modifications des milieux à plus ou moins long terme.

Évolution des milieux naturels

  • Perte de biodiversité liée à l’abandon de cultures extensives (peu productives) favorables à la biodiversité (prairies naturelles de fauche, prairies humides, zones de bocage,…) entrainant l’extension des friches puis un retour progressif à un autre état naturel.
  • Transformations lentes des conditions favorables aux populations animales et végétales, induites par le changement climatique, entrainant une « remontée » des espèces montagnardes.
  • Développement de plantes invasives le long des routes et cours d’eau.

Dynamiques agricoles

L’activité touristique cohabite avec l’activité agricole, qu’elle a peu à peu détrônée.

Évolution des pratiques

  • Politique actuelle de rénovation, extension ou création de cabanes et abris pastoraux, pour les pâtres assurant le gardiennage des troupeaux collectifs en estive.

Enfrichement des terres

  • Fermeture des milieux ouverts des prairies intermédiaires par embroussaillement du fait d’un abandon de la coupe des prairies pour le fourrage d’hiver (génère des risques d’incendie à proximité des villages).
  • Déclin du pastoralisme avec le vieillissement des agriculteurs (mais aussi un certain regain d’intérêt avec des reprises d’exploitations y compris hors cadre familial).

Évolution du maillage bocager

  • Tendance à la fermeture du bocage en place, du fait de l’enfrichement des prairies.

Dynamiques économiques

Du pyrénéisme du XIXe siècle, à l’apparition du thermalisme, puis des sports d’hiver et enfin des sports de pleine-nature, l’attractivité touristique des Pyrénées, et de la Haute Montagne du Luchonnais, n’a cessé de croitre.

Cela a de fait engendré des modifications des paysages, qui vont se poursuivre avec le dérèglement climatique.

Développement touristique

  • Le développement puis la mutation des stations de ski.
    Apparues dès 1894 (pour la station de Superbagnères, pionnière) ou dans les années 50-60, les stations de ski ont profondément changé les paysages de montagne, sur les emprises de leur domaine skiable et des abords immédiats.
    Ces sites vont devoir muter du fait du réchauffement climatique et proposer des activités en dehors des périodes enneigées, processus déjà engagé.
    En effet, même si ce sont principalement les altitudes inférieures à 1500m qui verront leur enneigement fortement diminuer, les domaines skiables en général vont voir leur activité habituelle diminuer.
  • Développement de nouvelles pratiques : escalade, alpinisme, VTT électrique, randonnée, trail… : sur-fréquentation localisée et nombreux véhicules en stationnement.

Infrastructures de transport

  • Construction de nouveaux tronçons de départementales (D76, D46…) ou élargissement de voiries (D618…) afin d’améliorer l’accessibilité des stations ou des villages.
  • Projet de remplacement de la télécabine desservant Superbagnères.

Énergies renouvelables

  • Pas d’évolutions majeures récentes : les centrales hydroélectriques datent du début du XXe siècle (1918 à 1941), pas de sites favorables à l’éolien.

Des ateliers territoriaux participatifs ont été l’occasion d’écouter les habitants et de recueillir leurs souhaits d’évolution de leurs paysages du quotidien sous 20 ans. Débattues au cours des ateliers, ces attentes constituent des cibles d’action.

Agriculture

  • Conservation des éléments identitaires.
  • Favoriser le pastoralisme
  • Limiter la fermeture des paysages.

Milieux naturels

  • Maintien des corridors écologiques, des boisements, des prairies.
  • Choix d’espèces adaptées au changement climatique.
  • Promotion de l’agroforesterie.
  • Utiliser des espaces pour la prévention des risques.
  • Encourager les forêts gérées, diversifiées et entretenues.
  • Maîtriser les défrichements.

Infrastructures

  • Développer le réseau ferré.
  • Encourager l’enfouissement des lignes haute tension.
  • Développer un tourisme responsable.
  • Anticiper la reconversion des stations de ski et trouver des alternatives économiques à chaque saison.

Villages

  • Préserver l’architecture et la forme des villages.
  • Entretenir et restaurer le bâti traditionnel.
  • Repeupler les villages.
Bloc Diag - HML
Les espaces de nature et les cours d'eau
Entretien et maintien des ripisylves en tant que corridors écologiques et éléments de structure paysagère et de lecture du cours d'eau dans le paysage.
Choix d'espèces végétales en anticipant les conséquences du réchauffement climatique tout en veillant à ne pas transformer les ambiances végétales : espèces résistantes à la sécheresse.
Préservation des prairies de fauche et des prairies humides favorables à l'enrichissement de la biodiversité.
Maintien et/ou reconstitution des haies pour assurer les continuités écologiques et recréer des zones d'habitats.
Les villages et les centres historiques
Préservation de la silhouette des villages en tant que points de repères dans le paysage et éléments de l'identité paysagère d'un territoire
Valorisation du patrimoine classé et ordinaire, accompagnée de mesures pour l'accueil des visiteurs pour maintenir un territoire vivant

L'agriculture

Entretien du patrimoine agricole.
Soin à apporter aux nouveaux bâtiments d'exploitation.
Entretien des motifs paysagers : haies et arbres isolés.
Développement de dynamiques locales en faveur du maintien des agriculteurs, pour limiter l'enfrichement.
Maintien du pastoralisme avec la préservation des milieux ouverts et la création/révovation de cabanes ou abris de bergers.

Les activités et infrastructures

Protection des sites, paysages et bâti remarquables
Confortement du tourisme sportif, notamment en créant ou rénovant les refuges de montagne.
Diversification de l'offre touristique pour anticiper les effets du changement climatique, et éviter la désertification de ce territoire vivant notamment du tourisme.
Gestion de la fréquentation pour limiter l'impact de l'attractivité touristique sur les paysages, et en particulier de la voiture : gestion du stationnement, développement des transports collectifs (train, navettes...)
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Carte d'identité

Données administratives & démographiques

Identité administrative de l'unité paysagère

4

hab/km²

893

habitants

Établissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) concernés

Communauté de communes Pyrénéens Haut Garonnaises

20 communes

Benque-Dessous-et-Dessus
Billière
Bourg-d’Oueil
Castillon-de-Larboust
Cathervielle

Caubous
Cazeaux-de-Larboust
Cirès
Garin
Gouaux-de-Larboust

Jurvielle
Mayrègne

Portet-de-Luchon
Poubeau

Saccourvielle
Saint-Aventin
Saint-Paul-d’Oueil
Sode
Trébons-de-Luchon

Partiellement : Antignac – Artigue – Bagnères-de-Luchon – Cier-de-Luchon – Juzet-de-Luchon – Montauban-de-Luchon – Moustajon et Saint-Mamet.