Unité paysagère

Les Collines gasconnes du Savès

Situées à l’ouest du département, les Collines gasconnes du Savès appartiennent à un ensemble plus vaste, compris dans le département du Gers voisin.

L’unité paysagère Haut-garonnaise se poursuit ainsi par le Haut Savès dans la continuité de la vallée de la Save au nord, et par le Haut Astarac à l’ouest de la Gimone. C’est le Savès toulousain, ou la Gasconne toulousaine, quoique l’influence de Toulouse soit ici moins marquée que dans la partie gersoise.

identité paysagère

Les éléments de paysages

qui construisent l'identité paysagère de l'unité

Cette unité paysagère appartient plus largement à l’éventail gascon, point de départ des nombreux cours d’eau rayonnant en éventail.

Elle est délimitée au sud et à l’est par les reliefs plus marqués des Collines du Comminges, annonciatrices de la chaîne des Pyrénées, qui se dévoile pleinement depuis les coteaux ou les vallées.

À l’extrémité du Comminges, les Collines gasconnes du Savès matérialisent ainsi la transition entre les Pyrénées et la Gascogne, le climat et les pentes parfois marquées typiques des premières diminuant l’influence méridionale de la seconde.

Ce territoire s’organise autour de la large vallée de la Save, dont la confluence avec les autres vallées majeures que sont la Gesse et l’Aussoue, s’opère au nord de l’unité paysagère. Trois ensembles se dessinent :

  • la large vallée de la Save, colonne vertébrale de ce territoire, accueillant villes, infrastructures de transport et terres cultivées ;
  • les vallées plus resserrées de la Gesse et de l’Aussoue, peu habitées mais où les terres fertiles sont mises à profit pour la production céréalière ;
  • les ensembles collinaires, entrecoupés de vallons irréguliers entretenant la sensation d’un paysage chaotique, où se succèdent prairies, boisements résiduels et grandes cultures.

Caractérisation des paysages

  • Un relief vallonné constitué d’une succession de collines, à l’orientation variable, entrecoupé de trois vallées plus ou moins larges ;
  • Un réseau hydrographique dense, en lien avec ce relief, dont la trame principale a dessiné les vallées ouvertes ou resserrées, et la trame secondaire s’écoule au creux des vallons ;
  • Un habitat regroupé en villes ou villages, en position de promontoire ou au contraire en fond de vallée de la Save ;
  • Un habitat rural fortement dispersé, implanté en position haute ou à mi-pente ;
  • Une agriculture omniprésente et diversifiée, tournée principalement vers la culture céréalière ;
  • Des alignements d’arbres ;
  • Des boisements résiduels en fond de vallons, en bordure des cours d’eau ou au sommet des reliefs.

Ces motifs paysagers s’expliquent avant tout par le socle géologique de l’unité paysagère, constitué d’une roche molassique tendre, érodée au fil du temps par une importante trame de rivières et de ruisseaux. Les premières ont sculpté dans la roche les larges et planes vallées aujourd’hui occupées par les principales infrastructures et les grandes cultures ; les seconds taillant les vallons sur lequel se tiennent les villages perchés, dominant les petites parcelles de prairie ou de céréales.

Palette de couleurs, reflets de sa diversité

  • Le bleu pastel des volets
  • Les différentes nuances de rouge de la brique et des tuiles
  • L’ocre de la pierre
  • Le jaune sable des enduits
  • Le jaune d’or des épis de blé
  • Le vert intense des prairies et des alignements de platanes
  • Le vert foncé des boisements et des bosquets
  • Le marron des sols nus labourés
Bloc Diag – COLVOL
La vallée support des grandes cultures, marquée par les alignements d’arbres des infrastructures
Un réseau hydrographique dense constitué de 3 cours d’eau majeurs
Des villages implantés en sommet de colline
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Motifs paysagers – CGS
Parcelles cultivées (blé principalement) et de prairie de petite taille, s’adaptant à la morphologie des collines taillées dans la roche molassique
Villages regroupés au sommet des collines, généralement constitués de quelques habitations, une église et une mairie, excepté Boulogne-sur-Gesse, L’Isle-en-Dodon et Blajan, à la population plus conséquente
Des axes principaux souvent implantés en fond de vallée, et bordés d’alignements d’arbres
Vastes parcelles de grandes cultures (maïs, colza, soja, blé…) sur les terrains plats et fertiles des basses plaines et basses terrasses
Bâti agricole moderne (silos, hangars, bâtiment d’élevage) dispersé
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CE QUI FAIT PAYSAGE - LE SOCLE SUPPORT

Sols, relief, eau & végétation​

Identification des caractères physiques de l'unité

La nature du socle géologique se lit dans le paysage collinaire des Collines gasconnes du Savès.

C’est l’érosion de la roche tendre qu’est la molasse qui a façonné cette succession de petits reliefs caractéristiques.

Vallées et vallons ont été creusés et tapissés d’alluvions sableuses charriées par les cours d’eau.

En surplomb de la rive gauche de la Save, de l’Aussoue et de la Gesse, des dépôts alluvionnaires de galets, sables et limons forment les basses terrasses.

Ces terres plus planes, sont aussi les plus riches et présentent le potentiel agronomique le plus élevé, expliquant l’implantation de vastes parcelles de grandes cultures.

On retrouve sur les versants est des vallées de la Gesse et de la Save, des dépôts alluvionnaires sur les moyennes et hautes terrasses qui ne représentent que des surfaces réduites du fait des phénomènes d’érosion et de solifluxion.

Elles sont formées de nappes de cailloux et galets siliceux, recouvertes de limons. Seul le degré d’évolution diffère, étant plus avancé pour la terrasse haute, dont les sols sont reconnaissables à leur couleur rouge.

Les plaines et terrasses liées aux 3 cours d’eau majeurs scindent ainsi les formations molassiques en plusieurs ensembles semblables.

Les ruisseaux secondaires y ont creusé des vallons, où l’on distingue les versants nord et est des versants sud et ouest. Pour les premiers, une décomposition de la molasse s’est opérée, favorisant les solifluxions.

L’épaisseur des argiles, plus ou moins riches en sable, est variable. Ce sont des sols de boulbènes, lessivés, dont certains sont encore exploités pour la production de brique.

Les versants sud et ouest ont peu subi ces phénomènes et les formations affleurantes se composent de la molasse surmontée de calcaire marneux.

Ces terres lourdes et argileuses, sont profondes mais difficiles à travailler, d’où une plus grande proportion de prairies.

Du socle géologique molassique découle le relief de l’unité paysagère et son occupation du sol, dépendante de la topographie.

Le substratum molassique a favorisé le creusement des vallées par les cours d’eau, et leur élargissement parfois jusqu’à plus de 1 km pour la vallée de la Save.

Si les vallées principales sont orientées selon le même axe sud-est/nord-ouest, les vallons sont quant à eux dissymétriques.

Leur orientation est variable, tantôt nord/sud, tantôt est/ouest ou nord-est/sud-ouest, en particulier dans la partie est de l’unité.

Les versants sont également dissymétriques avec des versants est courts, plus raides, et des versants ouest longs, réguliers et plans.

Cette distinction trouve son origine dans l’exposition aux conditions climatiques, les versants est étant plus exposés aux intempéries et à la pluie, donc plus fréquemment sujets aux glissements de terrain (en fonction de la qualité des sols).

Les sommets des coteaux sont étroits, le calcaire du sous-sol s’étant dissous avec les pluies, l’ensemble s’est ameubli en profondeur et a érodé les collines.

L’occupation du sol s’adapte à ces contraintes topographiques, avec les cultures en fond de vallée et vallons, profitant des espaces plans.

Les prairies, dispersées dans toute l’unité paysagère, sont plus nombreuses là où le relief est le plus accidenté, notamment dans la partie est.

Les boisements sont relativement réduits et répartis en bordure des cours d’eau sous la forme de cordons boisés et/ou ripisylves, ou sur les sommets des reliefs.

Les villages sont quant à eux soit implantés en fond de vallée à proximité de la Save, soit en position haute au sommet des crêtes. Il en va de même pour l’habitat dispersé, situé majoritairement au sommet des collines ou à mi-pente, ou en fond de vallée pour les exploitations agricoles.

L’unité paysagère tire son nom de la rivière Save mais présente deux autres cours d’eau majeurs : la Gesse et l’Aussoue.

La Save joue le rôle de colonne vertébrale sud-est / nord-ouest, et a modelé une ample vallée qui s’étend largement sur la frange ouest du lit mineur.

Une multitude de ruisseaux se jettent dans ces trois rivières principales, formant une trame hydrographique dense et homogène qui se lit plus par la ripisylve que par l’eau elle-même.

Les rus et ruisseaux restent des éléments plus anecdotiques dans les perceptions, alors que les rivières sont perceptibles depuis les points hauts des collines.

Trois typologies de cours d’eau

  • La rivière en zone urbanisée : d’une largeur d’environ 25 m, elle n’intègre pas de ripisylve, les berges étant maçonnées. Son profil est encaissé et le bas niveau des eaux l’été laisse apparaître une pente herbeuse.
  • La rivière en espace agricole : d’une largeur de 3 à 15 m, elle dispose d’une ripisylve continue et dense. Des plages de galets se forment dans les méandres convexes.
  • Les rus et ruisseaux : localisés en milieu agricole, ils ont moins de 1 m de largeur. Perpendiculaires à la pente, ils absorbent le dénivelé pour atteindre la rivière en fond de vallée. Faisant la limite entre deux parcelles, leur végétation est variable et dépend des pratiques culturales.

Peu arrosée, la région gasconne devrait présenter des rivières à sec en été.

Le système Neste, les barrages et les retenues collinaires permettent d’alimenter les cours d’eau, et contribuent à cette perception d’un territoire bien irrigué.

Cette unité paysagère se compose de collines traversées par la vallée de la Save, dont les affluents et ceux de la Gimone forment un réseau de vallons.

Cette succession de collines et vallons est dominée par les grandes cultures. Les espaces naturels sont épars et repoussés vers les secteurs délaissés par l’agriculture : fonds de vallon trop humides ou coteaux trop pentus.

Sur les coteaux, on retrouve un réseau de bosquets, bois ou petites forêts fragmentés qui renferme souvent de vieux arbres vivants présentant des coulées de sève, des cavités, particulièrement favorables à la biodiversité.

Certaines petites forêts sont réputées pour leurs populations d’insectes xylophages et saproxylophages ainsi que de syrphes menacées au niveau national, et sont toutes inscrites en ZNIEFF.

On notera que les coteaux de vallée de la Gimone sont également remarquables, avec une dominance polyculture-élevage et des milieux spécifiques tels que les pelouses sèches à orchidées.

Les petites vallées et fonds de vallons renferment des milieux humides aux enjeux écologiques notables : prairies humides, ripisylves, bois humides…

La vallée de la Gimone est la plus remarquable de l’unité et renferme une faune spécifique remarquable.

Les enjeux écologiques de cette unité paysagère sont mis en évidence par l’existence de plusieurs périmètres d’inventaires : ZNIEFF (Zones Naturelles d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique), de type I et II, et Zones Humides. Certaines zones bénéficient de surcroît d’un statut de protection : site Natura 2000 dans la vallée de la Gimone.

Les enjeux écologiques de cette Unité sont mis en évidence par l’existence de plusieurs périmètres d’inventaires et de protection : ZNIEFF de type I et II, et périmètre de Zones Humides.

Un site Natura 2000 existe également dans la vallée de la Gimone.

Cette unité ne renferme aucun autre périmètre de protection des enjeux écologiques (Arrêté de Protection de Biotope, réserve, autre site Natura 2000…).

CE QUI FAIT PAYSAGE - LES ACTIONS DE L'HOMME

Activités économiques, infrastructures, bâti & architecture ​

Qualification des marqueurs d'anthropisation du territoire

L’agriculture

Territoire rural, les Collines gasconnes du Savès profitent de terres relativement fertiles pour établir sur ses vallées et ses collines une multitude de parcelles agricoles, constituant le motif paysager caractéristique de l’unité paysagère.

Les sols alluvionnaires et plans des vallées s’avèrent particulièrement adaptés aux grandes cultures (maïs, soja, colza, et surtout blé). Les terres lourdes et argileuses des coteaux, bien que difficiles à travailler sont profondes et sont de plus en plus cultivées. Initialement tourné vers la polyculture-élevage, ce territoire s’oriente vers une vocation céréalière, expliquant la mutation de prairies en parcelles cultivées sur les pentes des vallons.

L’élevage est également présent : bovins, caprins, ovins, palmipèdes et équidés.

C’est donc une campagne active qui se dessine, avec des parcelles vastes, ponctuées d’arbres isolés et longées de ripisylves sinueuses, dans les vallées ; et des parcelles plus petites, entrecoupées de boisements et bosquets sur les versants des vallons.

Le bâti lié à cette intense activité agricole se constitue désormais de bâtiments d’élevage en tôle, de silos à grain, de hangars modernes… dispersé sur tout le territoire. De manière générale, le bâti traditionnel est en déshérence, au profit de constructions techniques mieux adaptées aux nouvelles pratiques agricoles.

L’industrie

L’activité industrielle est peu ou n’est plus développée sur ce territoire. Il n’en subsiste que quelques vestiges comme des fours à tuile, et deux sites d’extraction en fonctionnement.

L’habitat

Préservées des dynamiques péri-urbaines, les Collines gasconnes du Savès incluent deux communes majeures – Boulogne-sur-Gesse, L’Isle-en-Dodon – de taille modeste.

La plupart des communes sont peu peuplées, avec une bonne partie de l’habitat dispersé. Les formes urbaines traditionnelles restent majoritaires.

Le tourisme

L’activité touristique ne produit que peu d’impact en termes de perceptions paysagères puisqu’elle concerne le tourisme vert. Boulogne-sur-Gesse et L’Isle-en-Dodon se visitent pour leur bastide ou leur bourg fortifié et sont labellisées « station verte ».

Les principales activités sont en lien avec la nature : randonnées, équitation, canoë, activités nautiques, pêche…

Les activités et commerces

Les espaces dédiés aux activités s’organisent en de petites zones artisanales en périphérie de villes et villages et sont assez peu concentrés, avec des bâtiments diffus peu prégnants visuellement. Il en existe également à l’écart de villages, dans les vallées.

Si elles sont de très faible ampleur, les constructions peuvent finalement être assez visibles depuis les coteaux.

Les commerces occupent les cœurs de bourgs des grandes communes, la plupart des villages ne disposant d’aucun commerce.

Les routes et voies de desserte

Les Collines gasconnes du Savès présentent un quadrillage régulier de voies routières départementales, répartissant les axes de communication de manière homogène. Ces axes regroupent aussi bien des voies étroites et sinueuses, plus secondaires, que des voies rectilignes offrant plus de confort en termes de vitesse de déplacement. Ces dernières sont au nombre de trois, parallèles et reliées entre elles par les départementales :

  • la D632, qui longe la limite nord-ouest de l’unité paysagère et relie Tarbes à L’Isle-Jourdain, en passant par Boulogne-sur-Gesse, un des regroupements urbains les plus importants de l’unité.
  • la D17, qui traverse l’unité paysagère selon un axe nord-est / sud-ouest, au centre de celle-ci, le long de la Save et reliant de nombreuses communes.
  • la D3, qui s’inscrit plus ou moins en frontière sud-est de l’unité paysagère, reliant Ciadoux et Montgaillard-sur-Save à Rieumes (hors unité paysagère).

Ces axes principaux souvent implantés en fond de vallée sont bordés d’alignements d’arbres quasiment ininterrompus.

C’est également le cas d’axes transversaux tels que la D635, la D633 ou la D6, faisant de ces alignements un marqueur fort de ce territoire, soulignant les infrastructures dans le paysage.

Les voies secondaires sont quant à elle implantées préférentiellement en zone de crête ou à mi-pente, s’adaptant au relief par un tracé sinueux ou vallonné.

Depuis celles-ci, le regard se porte au loin, parfois même jusqu’aux premiers reliefs pyrénéens lorsque le temps est dégagé.

Les différentes formes bâties sont réparties de manière équilibrée sur le territoire, avec deux regroupements urbains plus conséquents à chaque extrémité de l’unité paysagère, un ensemble de petits villages régulièrement disséminés et des constructions dispersées en dehors des centres-bourgs.

Les villages les plus importants se sont installés à proximité des cours d’eau et ont profité notamment des terres planes de la vallée de la Save pour se développer.

La vallée de la Save est ainsi la plus occupée par l’Homme, du fait aussi d’une desserte viaire efficace, sans pour autant constituer une vallée urbanisée.

Les autres vallées sont peu bâties. La plupart des villages, de taille modeste, simplement dotés d’une église et d’un cimetière, d’une mairie, de quelques fermes ou habitations, se sont établis : soit de façon longiligne sur les crêtes ou le long des voiries, soit de façon groupée en situation de promontoire, sur les hauteurs.

Parmi tous ces villages, il existe plusieurs bastides.

Ce sont des villes nouvelles organisées autour d’une place centrale de forme rectangulaire, à partir de laquelle s’ordonnent des îlots limités par des rues partant de chaque angle de la place centrale.

Typiques du Sud-Ouest, ces villages furent construits ou réaménagés selon un véritable plan d’urbanisme orthogonal, s’adaptant à la configuration du terrain et/ou aux bâtiments existants, ce qui explique la diversité présente au sein même de cette forme d’habitat.

Enfin, une part conséquente de l’habitat est dispersée sous forme de hameaux ou de constructions isolées, souvent en sommet de colline mais également à mi-pente ou en plaine.

C’est également le cas des constructions contemporaines qui s’installent en bord de route de crête pour profiter de la vue sur les Pyrénées.

Les Collines gasconnes du Savès reçoivent les influences pyrénéennes, toulousaines et gasconnes d’où une grande diversité de matériaux, reflets de son identité : pierre, brique crue et cuite, tuile, colombage, bois, enduit à la chaux, galet roulé, fer forgé.

La maison à pans de bois

Constructions apparues dès le moyen âge, les maisons à ossatures en pans de bois offrent de multiples variations, rendant chacune d’elle unique, autant en milieu urbain (où il en subsiste le plus) qu’en milieu rural.

Le pan de bois positionné en façade avant, peut aussi se trouver sur les pignons. Le niveau supérieur est souvent en encorbellement. Le remplissage s’effectue en torchis ou en brique enduite ou apparente.

La ferme commingeoise

Témoin du système agraire du Comminges durant tout le XIXè siècle (polyculture vivrière), ce type de bâti se retrouve dans les villages et en campagne.

La ferme commingeoise est constituée d’un volume bâti compact à un étage, en pierre, et d’un volume agricole en angle droit, marqué :

  • soit par des claustras en bois caractérisés par le raffinement des techniques de charpenterie utilisées, leurs formes et couleurs diverses.
  • soit par des éléments de charpente apparents et géométriquement organisés.

La Maison carrée

Construite sur la base d’un volume simple carré, en pierre ou parfois en terre crue, c’est une maison bourgeoise à la façade soignée et régulière.

Une grange est parfois insérée au nord dans le corps d’habitation.

Les matériaux sont variables (briques, appareillages brique/galet) bien que l’enduit ton sable et l’encadrement des ouvertures en brique soient majoritaires.

Le bâti récent

Peu de nouvelles constructions ont vu le jour au cours des deux dernières décennies, ce qui a permis de préserver le bâti traditionnel.

Il existe très peu de quartiers pavillonnaires et d’habitat collectif et il n’est nullement question d’étalement urbain.

Le revers de ce manque d’attractivité, associé à l’évolution des modes de production agricoles, réside dans la multiplication de bâtiments d’habitation ou d’exploitation inoccupés et laissés à l’abandon.

Il est un patrimoine quotidien dont la valeur est de raconter l’histoire des hommes, habitants de ces terres, dans leurs pratiques quotidiennes.

Ce sont les granges à claire-voie, les canaux et leurs martelières, les plantades et des éléments de statuaire qui n’ont d’autre valeur que celle attribuée par leur créateur.

Tous témoignent des traditions et modes de vie des terres du Balcon Pyrénéen.

Les nouvelles constructions en s’éloignant dans leur aspect formel des caractères traditionnels et locaux donnent toute la valeur à ce patrimoine quotidien et vernaculaire et fait valoir la nécessité de les préserver.

Les édifices religieux

Les Collines gasconnes du Savès font état d’une grande diversité, tant dans les matériaux utilisés (brique enduite ou apparente, pierre, appareillage galet roulé/brique, enduit) que dans les formes architecturales (gothique, néogothique, néo-roman). 

Leurs clochers, de diverses formes, permettent de les distinguer au loin.

  • Le clocher-mur à pignon : le plus répandu, il se constitue d’un mur intégrant sur le même plan un clocher dont la crête se termine en triangle, percé de 2 à 6 baies accueillant les cloches ;
  • Le clocher octogonal : constitué d’un empilement de volumes octogonaux, de diamètres décroissants et séparés par des corniches, il porte une flèche ;
  • Le clocher carré : il correspond à une tour de base carrée, coiffée d’une toiture à 4 pans ou parfois surmontée d’une flèche.

A ces églises et quelques chapelles s’ajoute une multitude de croix et de calvaires qui parsèment les villages et les espaces ruraux.

Les protections

Ce patrimoine religieux fait l’objet des principales mesures de protection. C’est le cas des églises de Frontignan-Savès, L’Isle-en-Dodon, Saint Laurent et Boulogne-sur-Gesse.

Les autres monuments classés au titre des Monuments historiques sont une maison datée du XIXè siècle à Blajan, le château de Boissède et la Halle-mairie de Boulogne-sur-Gesse, mélangeant la pierre de taille de la partie institutionnelle à la structure métallique de la section commerçante.

Un seul site inscrit est à relever : le secteur du plan d’eau de la Save à Saint Laurent, avec le pont, les platanes et la Vierge en bois.

LES PAYSAGES VÉCUS

Caractérisation des représentations sociales

& des systèmes de valeur associés par les populations à un paysage

Les perceptions sur les paysages ont été recueillies auprès des habitants du département à l’occasion d’une enquête en ligne spécifique.

La synthèse présentée ci-après évoque des lieux et paysages hors de l’unité paysagère, mais cités par ses habitants. Le paysage vécu englobe bien souvent les paysages limitrophes. Les perceptions recueillies auprès des habitants des territoires du département ne peuvent donc être traduites avec la même sectorisation que celle des unités paysagères.

Les Collines gasconnes du Savès dévoilent des lieux et villages proches, à la fois emblématiques et intimes pour ses habitants, comme les coteaux de Montbernard, mais surtout les Gorges de la Save.

Puis le regard s’éloigne pour se poser sur Montréjeau, Aurignac, les montagnes pyrénéennes et s’étendre jusqu’au Lauragais. On passe des lacs aux forêts, mais peu de références à Toulouse et à l’urbain, parmi les témoignages recueillis.

Des lieux intimes

« La vallée de l’Aussoue, un paysage vallonné qui ressemble à la Toscane (Habitante, Agassac).
« Le coteau de Montbernard » (Habitante, Saint-Laurent).

Les constructions excessives sont mises en parallèle avec un paysage agricole qui évolue : disparition des bocages, défrichage des coteaux, bâtiments agricoles mal intégrés.

Des témoignages font ressortir la précarité de ce territoire, avec une lecture plus sociale des paysages :

« La population est vieillissante et l’emploi manque. » (Habitant, L’Isle-en-Dodon).
« Beaucoup d’aménagement dans les grandes villes au détriment des petites communes. Il faut repeupler intelligemment les campagnes. Pas assez de transports en commun, voies ferrées, tout est mal pensé. » (Habitant, L’Isle-en-Dodon).

Ici, l’amélioration du paysage passe par des éléments du cadre de vie et fait référence à des déplacements du lieu de vie de Toulouse vers ce territoire

Dynamiques paysagères

Transformations des paysages

marqueurs d'évolution & identification

L’analyse diachronique permet de révéler les évolutions d’un territoire.

Dans le cas des Collines gasconnes du Savès, cela illustre avant tout la stabilité de ce territoire, qui a finalement connu assez peu d’évolutions majeures, du moins dans son organisation.

Les principaux regroupements urbains se sont développés très tôt à proximité des cours d’eau, en particulier la Save et la Gesse. L’Isle-en Dodon, édifiée à partir du XIe siècle par les Comtes du Comminges, a gardé sa forme initiale de bourg fortifié, en fond de vallée. Plusieurs bastides (villes nouvelles) construites pour la plupart au XIIIe siècle subsistent également dans leur forme bâtie.
Les villages de Boulogne-sur-Gesse et Puymaurin, implantés en position de promontoire, constituaient les deux pôles de la vallée de la Gesse. Si Boulogne-sur-Gesse, malgré une réduction de son nombre d’habitants, a persisté comme tel, il n’en va pas de même de Puymaurin. Cette commune, essentiellement agricole a vraisemblablement perdu de son influence avec l’exode rural, perdant une grande partie de ses habitants, pour constituer aujourd’hui une commune rurale parmi d’autres.

La vocation des Collines gasconnes du Savès est depuis longtemps agricole, les espaces boisés étant alors relativement réduits. C’est encore aujourd’hui le cas, d’autant plus que la plupart des activités manufacturières sont désormais à l’arrêt (tuilerie, manufacture de soie…). Seules les activités d’extraction ont perduré.
Témoin de l’essor commercial qu’a connu la région au début du XXe siècle avec des échanges entre ville et campagne, le viaduc de Boulogne-sur-Gesse est un vestige de l’ancienne voie ferrée Toulouse-Boulogne-sur-Gesse (fermée en 1949). Cela illustre le développement limité de ce territoire, à l’écart des grands axes de communication.

Les atouts

  • Un cadre paysager préservé, des paysages pittoresques et de magnifiques panoramas sur les reliefs pyrénéens.
  • Une douceur de vivre, à l’écart des phénomènes d’urbanisation et du tourisme de masse.

Les fragilités

  • Un patrimoine bâti qui a tendance à disparaitre, faute d’entretien ou de rénovation
  • Risque glissement de terrain et coulées de boues, retrait et gonflement des argiles

Les politiques d’aménagement et de gestion

Il y a dans la préservation des sites et des paysages des mesures de protection et de gestion. Les protections (site classé, monument historique…) reconnaissent la valeur patrimoniale d’un site, d’un bâtiment et prennent les dispositions pour leur conservation. D’autres espaces sont soumis à réglementation, notamment au sein du réseau Natura 2000. Les projets d’aménagements concernés par ces périmètres font l’objet de dispositions réglementaires spécifiques. Plus largement, en regard des évolutions identifiées, l’atlas formalise les objectifs de préservation et de valorisation de tous les paysages.

Le graphique exprime les dynamiques paysagères et urbaines de l’unité paysagère, entre 1950 et aujourd’hui.

Il rend compte d’une manière synthétique des évolutions ayant un impact sur les paysages de l’unité paysagère.

Le gradient attribué à chaque item est le fruit d’une analyse quantitative, issue d’observations de terrain, d’analyse de données et d’étude de cartographies.

Les dynamiques paysagères entre 1950 et 2021

Territoire avant tout rural, porté par l’activité agricole dynamique qui façonne ses paysages, les Collines gasconnes du Savès ont évolué du fait de la mutation du modèle agricole. C’est en effet la source des évolutions les plus visibles.

Lors du processus de remembrement destiné à agrandir la taille des parcelles pour en faciliter la mécanisation et en augmenter le rendement, les paysages se sont transformés et notamment dans les fonds de vallée. Les terrains plats, plus propices à la mécanisation, ont vu de grands linéaires de haies disparaitre pour former de vastes parcelles. Les ensembles collinaires ont été un peu plus préservés de ce phénomène, le relief vallonné des ensembles collinaires n’étant pas particulièrement adapté aux engins mécanisés (et plutôt dédiées aux prairies). Tout ceci s’est désormais essoufflé, la suppression de haies apparaissant plutôt rare.

L’enfrichement de certaines parcelles sur les coteaux a pris le relais, gommant parfois le maillage bocager existant. Le vieillissement de la population active agricole (seuls 10 à 20% des exploitants ont moins de 40 ans) risque d’alimenter ce phénomène.

Enfin, par ces besoins en irrigation, croissants du fait des périodes de sécheresse de plus en plus longues et fréquentes, cette région naturellement peu arrosée a nécessité la création de retenues d’eau (barrage de la Gimone en 1991), qui marquent les paysages.

Contrairement à d’autres secteurs du département, l’urbanisation n’est ici pas responsable de la transformation des paysages. Certes, des quartiers pavillonnaires se sont développés dans la continuité des principaux bourgs (Boulogne-sur-Gesse et L’Isle-en-Dodon), mais cela n’est plus en cours aujourd’hui. On assiste plutôt à l’implantation de maisons individuelles en zone de crête pour profiter de la vue sur les Pyrénées.

Ainsi, les évolutions des paysages des Collines gasconnes du Savès se traduisent principalement par :

  • L’enfrichement des parcelles agricoles et l’augmentation du couvert boisé ;
  • L’augmentation de la taille des parcelles agricoles ;
  • La déshérence du bâti traditionnel.

Dynamiques urbaines

A l’écart des aires urbaines de Toulouse et Saint-Gaudens, les Collines gasconnes du Savès, ont subi de manière générale un recul démographique. Cela explique que les dynamiques urbaines ne soient pas particulièrement importantes dans la transformation des paysages. Ce qui pourrait désormais changer car l’on observe une hausse modérée de la population ces dernières années dans une partie des communes.

Extensions urbaines

  • Diffusion du tissu pavillonnaire (fin du XXe siècle) dans la continuité des centres-bourgs, le long des axes viaires principaux, pour les deux pôles que constituent Boulogne-sur-Gesse et L’Isle-en-Dodon. Phénomène désormais résorbé.

Évolution des formes urbaines et caractères architecturaux

  • De pair avec les quartiers pavillonnaires (à l’emprise limitée), apparition de formes banalisées, au tissu diffus, loin de la trame resserrée des bastides et bourgs fortifiés.
  • Abandon d’une certaine proportion du bâti traditionnel, qui peut paraître coûteux à rénover (maisons à colombages en centre-bourgs, habitations dispersées…) ;
  • Apparition de constructions contemporaines en bord de route de crête pour profiter de la vue sur les Pyrénées ;
  • Réhabilitation de certains hangars traditionnels en logement, en gite (tourisme agricole), local de vente …

Dynamiques des milieux NATURELS

Dans ce territoire à dominante agricole, les dynamiques associées aux milieux naturels sont intimement liées aux pratiques agricoles et à leur évolution.

Évolution des milieux naturels

  • Perte de biodiversité liée à l’abandon de cultures extensives (peu productives) favorables à la biodiversité (prairies naturelles de fauche, prairies humides, cultures céréalières riches en messicoles, zones de bocage,…) entrainant l’extension des friches puis un retour progressif à un autre état naturel.
  • Perte de biodiversité par suppression des haies (agrandissement des parcelles agricoles). Tendance aujourd’hui inversée avec un retour des haies (renaturation)
  • Transformations lentes des conditions favorables aux populations animales et végétales, induites par le changement climatique.
  • Développement de plantes invasives le long des cours d’eau.

Dynamiques agricoles

La mutation du modèle agricole au sortir de la seconde guerre mondiale a engendré un certain nombre d’évolutions, les plus visibles du fait de la vocation essentiellement agricole de l’unité paysagère.

Regroupement parcellaire

  • Regroupement des parcelles pour améliorer le rendement et la productivité : vastes parcelles dans les fonds de vallée, parcelles plus petites dans les ensembles collinaires.

Enfrichement des terres

  • L’enfrichement de parcelles sur les coteaux témoigne de l’abandon de certaines terres agricoles. Cela aboutit à la fermeture des milieux et à l’absorption du maillage bocager par les ensembles boisés.

Évolution des pratiques

  • Construction de bâtiments d’exploitation modernes : bâtiments d’élevage en tôle, silos à grain monumentaux, de hangars modernes.
    Abandon ou reconversion du bâti agricole traditionnel.

Évolution du maillage bocager

  • Réduction assez drastique du linéaire de haies, en particulier dans les fonds de vallée, pour constituer des parcelles plus grandes lors du remembrement (années 60) ;
    Enfrichement de certaines parcelles sur les coteaux absorbant le maillage bocager.

Dynamiques économiques

Les activités économiques, hors agriculture, sont assez peu développées, générant des impacts visibles mais maitrisés sur les paysages. Elles sont à l’origine de la consommation des sols, de leur imperméabilisation et ont des impacts visuels avec leurs bâtiments aux formes et matériaux rudimentaires.

Développement des équipements

  • Implantation de zones d’activités de faible emprise en périphérie des villages, ou en zone de plaine.

Développement des énergies renouvelables

  • Apparition de parc photovoltaïque en fond de vallée (unique pour l’instant)
    Contrainte moyenne au développement de l’éolien.
  • Plusieurs projets autorisés, à Blajan et Boulogne-sur-Gesse

Exploitation des ressources du sous-sol

  • Transformation des sites d’extraction à la suite de leur période d’activité, et des sites industriels désaffectés (projet de mise en valeur de l’ancienne tuilerie de Blajan)

Des ateliers territoriaux participatifs ont été l’occasion d’écouter les habitants et de recueillir leurs souhaits d’évolution de leurs paysages du quotidien sous 20 ans. Débattues au cours des ateliers, ces attentes constituent des cibles d’action.

Agriculture

  • Faire évoluer le modèle agricole pour préserver la biodiversité.
  • Conservation des éléments identitaires.
  • Améliorer l’intégration du bâti agricole.
  • Aller dans le sens d’une agriculture raisonnée, diversifiée et d’un élevage durable.
  • Retrouver la trame bocagère et poursuivre le programme de replantation des haies.
  • Limiter la fermeture des paysages.

Infrastructures

  • Développer les modes doux de déplacements et les transports en commun.
  • Intégrer les panneaux photovoltaïques.
  • Encourager l’enfouissement des lignes HT.
  • Réhabiliter les voies

Milieux naturels

  • Maintenir les corridors écologiques, les prairies.
  • Des cours d’eau renaturés.

Villages

  • Préserver l’architecture et la forme des villages.
  • Entretenir et restaurer le bâti traditionnel.
  • Mutualiser les équipements, les services et les infrastructures entre les villages.
  • Préserver les commerces de proximité des villages.

Urbain

  • Favoriser une architecture régionale mais contemporaine.
  • Encadrer les nouvelles constructions et réglementer leur aspect pour qu’il soit en harmonie avec les caractères locaux.
Bloc Diag – COLGAVSAV
Les zones d’activités
Application d’une stratégie territoriale pour limiter la multiplication de petites zones étendues et la consommation des terres agricoles.
Les espaces de nature et les cours d’eau
Entretien et maintien des ripisylves en tant que corridors écologiques et éléments de structure paysagère et de lecture du cours d’eau dans le paysage.
Choix d’espèces végétales en anticipant les conséquences du réchauffement climatique tout en veillant à ne pas transformer les ambiances végétales : espèces résistantes à la sécheresse.
Préservation des prairies de fauche et des prairies humides favorables à l’enrichissement de la biodiversité.
Maintien et/ou reconstitution des haies pour limiter l’érosion des sols, assurer les continuités écologiques et recréer des zones d’habitats.
Les villages et les centres historiques
Préservation de la silhouette des villages en tant que points de repères dans le paysage et éléments de l’identité paysagère d’un territoire
Maintien d’un coeur de village convivial et dynamique avec ses commerces de proximité pour éviter leur désertification
Valorisation du patrimoine classé et ordinaire, accompagnée de mesures pour l’accueil des visiteurs pour maintenir un territoire vivant

L’agriculture

Encouragement à la diversité des cultures.
Entretetien du patrimoine agricole.
Soin à apporter aux nouveaux bâtiments d’exploitation.
Installation d’espaces de transition entre cultures et bâti.
Entretien des motifs paysagers : haies et arbres isolés.
Développement de dynamiques locales en faveur du maintien des agriculteurs, pour limiter l’enfrichement.
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Carte d'identité

Données administratives & démographiques

Identité administrative de l'unité paysagère

24

hab/km²

7962

habitants

Établissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) concernés

Communauté d’agglomération Le Muretain agglo
Communauté de communes Coeur de Garonne
Communauté de communes Coeur et Coteaux du Comminges

33 communes

Agassac
Ambax
Anan
Blajan
Boissède
Boulogne-sur-Gesse
Castelgaillard
Castéra-Vignoles
Coueilles

Escanecrabe
Frontignan-Savès
Goudex
Le Pin-Murelet
Lilhac
L’Isle-en-Dodon
Martisserre
Mauvezin

Mirambeau
Molas
Mondilhan
Monès
Montbernard
Montesquieu-Guittaut
Montgras
Nénigan

Péguilhan
Plagnole
Puymaurin
Saint-Ferréol-de-Comminges
Saint-Frajou
Saint-Laurent
Saint-Pé-Delbosc
Salerm

Partiellement : Bragayrac – Cazac – Charlas – Ciadoux – Empeaux – Forgues – Gensac-de-Boulogne – Lahage – Lespugue – Montastruc-Savès – Montgaillard-sur-Save -Montmaurin – Riolas – Sabonnères – Saint-Araille – Saint-Thomas – Sajas – Saman et Sénarens