La ville de Revel rassemble à elle seule beaucoup d’éléments de patrimoine.

Cette bastide royale est un bel exemple de l’urbanisme du Moyen Âge. Ces rues se parent de nombreuses maisons médiévales colorées, à encorbellement et colombages, de demeures du XVIIe et XVIIIe siècles.

Il faut aussi citer les bains douches art déco, l’église néo-byzantine Notre-Dame des Grâces, l’ancienne fabrique du liquoriste Get et bien évidemment la halle surmontée de son beffroi. Elle est une des plus grandes de France.

Le canal du Midi a fourni d’autres éléments de patrimoine : la rigole de la plaine évoquée dans le chapitre sur l’hydrographie ainsi que le bassin de Saint-Ferréol. Inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco, la construction de la digue et du bassin au XVIIe siècle a été accompagnée de la création d’un parc à l’anglaise et de cascades artificielles au XIXe siècle.

Les édifices religieux

Si Revel constitue un pôle touristique majeur, il ne faut pas taire l’existence d’un patrimoine plus modeste mais bien présent.

L’occupation de la plaine est d’époque gallo-romaine comme en ont témoigné les nombreux vestiges retrouvés lors de labours autour de la commune de Roumens ou encore à Vaudreuille.

D’époque moyen-âgeuse, beaucoup de châteaux et églises ont disparu.

Il reste aujourd’hui les édifices religieux et quelques éléments comme les fossés toujours remplis d’eau de Roumens ou la chapelle préromane Saint-Martin à Vaudreuille.

Les deux types de clochers communs à la Haute-Garonne sont représentés :

  • Le clocher mur des églises de Roumens, Cadensac et Graissens.
  • Le clocher tour à Montégut-Lauragais (église Saint-Martin) et l’église Saint-Jean-Baptiste du XIXe siècle de Vaudreuille.

Les arbres

Le remembrement agricole du Lauragais est ici moins marqué et la conséquence est une meilleure préservation des haies qui bordent les parcelles et les chemins.

  • L’arbre des routes et des chemins. Platanes le long des grands axes et en entrées de ville et de village.
    Essences champêtres de moindre développement (frênes, muriers…) le long des routes secondaires ou des chemins.
  • L’arbre des haies : le maillage bocager de la plaine est lâche mais il est plus présent que dans le reste du Lauragais où l’agriculture intensive a entraîné l’arrachage de nombreuses haies.
    Pour protéger du vent et limiter l’érosion des sols, il a aussi une fonction écologique en tant que corridor écologique et zone d’habitat.
    On le trouve le long des parcelles. Une campagne de replantation des haies a été lancée en 1988 par le Conseil Départemental avec l’association Arbres et Paysages d’Autan. Les peupliers se distinguent par leur silhouette élancée mais le saule et le frêne font aussi partie de ces haies.
  • L’arbre de l’eau : pour pallier l’évaporation de l’eau de la rigole de la plaine, un double alignement de platanes suit le tracé de la rigole dans ses moindres ondulations.
    Ailleurs peupliers, saules, chênes blancs, frênes, trembles… composent les ripisylves des cours d’eau ou s’installent le long des fossés.
  • L’arbre isolé ou groupé : Il apparaît dans la plaine ou sur les coteaux en unique sujet le long d’un champ ou d’un chemin (chêne, saule, frêne…) ou dans un jardin. Les variétés sont alors plus ornementales avec le tilleul, le cèdre ou d’autres conifères. Il peut se grouper en bosquet ou dans les parcs de certaines maisons.